IWASAKI Hiroshi, professeur
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| ■Domaine de recherche Ma spécialité passe pour être le roman français du XXème siècle, en particulier l’œuvre de Marcel Proust. C’est l’aboutissement d’une longue fréquentation : voilà près d’un quart de siècle que, dans une université désormais disparue, attiré par le paradoxe qui fait sans doute d’A la recherche du Temps perdu le plus long roman rédigé à la première personne, alors que son narrateur, privé de nom, privé de corps, se réduit à un pur regard ou plutôt à une voix pure, en outre porté par l’air du temps, qui était alors à l’analyse structurale des récits et à la psychanalyse, j’ai soutenu un mémoire intitulé Problèmes du Je dans la Recherche du Temps perdu. A vrai dire, si je me suis d’abord intéressé à cette œuvre, c’est que je souffre moi aussi d’insomnie. Lisant la longue description des nuits sans sommeil qui ouvre le récit au grand dam de tant de lecteurs, je découvris que l’écrivain partageait la même expérience que moi : bien plus, qu’il avait élevé cette expérience de l’insomnie au rang de principe structural de son œuvre, ce qui m’emplit d’une espèce de sympathie émue. Depuis ce temps, une telle idée n’a cessé de me réconforter : que nous autres, gens ordinaires, puissions communier sans le savoir avec des génies hors de notre atteinte en quelque chose au moins de leur singularité, et donc que nous entrions pour une part dans l’alchimie de leur génie. Ainsi suis-je, en ce qui me concerne, non seulement aussi insomniaque que Proust, mais non moins criblé de dettes que Balzac, comme Wagner incapable de tomber amoureux autrement que de la femme d’un autre, et pourtant dédaigné des femmes à l’égal d’Apollinaire, aussi maniaque que Freud et, à certaine époque de ma vie, rendu par la cataracte presque aussi aveugle que Borgès. Décidément, la pratique des chefs-d’œuvre est une incessante occasion de découverte personnelle. |
| ■Mes cours Depuis près de vingt ans, mon séminaire est consacré à la lecture d’A la recherche du Temps perdu. A la longue, on pourrait croire que j’ai lu et relu l’ensemble du texte plusieurs fois ; pourtant il m’a fallu cette saison pour atteindre enfin la première partie d’A l’ombre des jeunes filles en fleurs. Autrement dit, le narrateur n’est encore qu’un enfant d’une dizaine d’années, n’a pas été à Balbec, n’est pas amoureux d’Albertine. A ce stade, on pourrait craindre qu’il ne devienne jamais adulte et ne réussisse jamais à precer le mystère des « analogies miraculeuses », mais telle est la beauté de Proust, qu’à la manière d’une machine à remonter le Temps le lecteur soit entraîné dans un voyage assez folâtre à travers l’espace et les âges, accompagnant les personnages et parfois les précédant. |
| ■Principales publications Les Problèmes du Je dans la Recherche du Temps perdu de Marcel Proust, thèse de 3ème cycle soutenue à l’université Paris 8, 1977. « Quelques réflexions à propos de Venise dans la Recherche du Temps perdu de Marcel Proust », Etudes de langue et de littérature françaises, nº 34. « Paysages du Temps perdu », Bulletin annuel des travaux de l’université Gakushûin, nº 29 et 32. « La femme de marbre », Bulletin annuel des travaux de l’université Gakushûin, nº 38, 40, 41 et 42. |
CHÛJÔ Shôhei, professeur
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| ■Curriculum vitæ Naissance en 1954 1981 – Diplôme de sortie de l’université Gakushûin, institut de langue et de littérature françaises 1984-1988 – Séjour à Paris en tant que boursier du gouvernement français 1987 – Thèse de troisième cycle à l’université Paris 10 1988 – Fin d’études doctorales à l’université de Tôkyô 1988 – Titularisation à l’institut de langue et de littérature françaises de l’université Gakushûin Actuellement professeur du Département d’études des civilisations de langue française à l’université Gakushûin |
| ■Domaine de recherche J’étudie la littérature française du XIXème siècle. Les trois ans de mon séjour à Paris m’ont permis de rédiger un mémoire de doctorat sur Barbey d’Aurevilly, écrivain catholique fameux (!) pour sa cruauté et son érotisme. Le résultat de ces recherches a été rassemblé dans le livre ① de ma bibliographie. Dans ② sont publiées les traductions des nouvelles de cet auteur, restées dans l’histoire comme autant de chefs-d’œuvre de la littérature mettant en scène des « femmes fatales ». Nombreux sont les produits de la civilisation française qui m’intéressent, jusqu’à la bande dessinée et à la musique de variété. J’aime énormément le cinéma (pas seulement celui de la France). Le livre ③ de ma bibliographie a été imaginé comme une introduction au cinéma français destiné aux jeunes lecteurs. En 2010, j’ai adjoint à cette histoire du cinéma le guide pratique ④. Mes centres d’intérêt sont divers et j’ai publié des livres et des traductions dans plusieurs domaines variés. Sur la bande dessinée japonaise, je citerai ⑤ ; sur le jazz ⑥ et ⑦ ; sur la littérature japonaise ⑧ ; d’autres encore… ① Le dernier romantique – L’univers romanesque de Barbey d’Aurevilly, Editions Chûô- Kôron ② Les Diaboliques de Barbey d’Aurevilly, Chikuma Bunko ③ Invitation à l’histoire du cinéma français, Shûeisha-shinsho ④ Edition définitive ! 200 films du cinéma français, Editions Seiryû ⑤ Tu lis, tu meurs ! – 101 mangas incontournables, Bungei-Shunzyû ⑥ La juste introduction au Jazz, Shunfûsha ⑦ La carrière musicale de Gil Evans de Roland Cuny, Komichi-shobô ⑧ Contre-histoire de la littérature moderne, Bungei-Shunzyû |
| ■Mes cours Il n’entre pas dans mes intentions d’imposer mon domaine de spécialité aux étudiants de mon séminaire. Il va cependant de soi, dans la mesure où la littérature française du XIXème siècle est la spécialité que je connais le mieux, qu’il m’est possible d’apporter aux étudiants des informations précises et détaillées sur cette matière. Il m’est arrivé dans le passé d’organiser un séminaire autour de Barbey d’Aurevilly, auteur que j’ai beaucoup étudié : par bonheur celui-ci fut bien accueilli. Toutefois, pour dire les choses d’une manière un peu provocante, le texte qu’on choisit d’étudier n’a pas beaucoup d’importance. S’ils sont en français et peuvent intéresser les étudiants, un article de journal, un scénario de film, des dialogues de bande dessinée font aussi bien l’affaire. L’important, pour un séminaire, est de mettre au point des techniques d’utilisation du français. Une langue n’est pas en elle-même un ensemble de connaissances ou une culture personnelle. Elle est un instrument pour acquérir ces connaissances et cette culture. Pour le dire dans le jargon d’aujourd’hui, elle est le plus puissant moyen d’accès aux informations dont nous avons besoin. Un instrument ne sert à rien si on ne l’utilise pas. Mon séminaire se propose donc, à partir d’un texte donné, d’enseigner à se servir de la langue étrangère comme d’un vecteur d’information. Plus tard, dans son usage propre de la langue française, chacun pourra ou non acquérir des informations plus valables que celles des autres, mais cela ne dépend que de sa motivation. La motivation consiste à savoir exactement ce que l’on veut faire. Ce que vous voulez faire exactement, personne ne peut vous l’enseigner. |
| ■Principales publications Pulsions du roman : le cas Barbey d’Aurevilly, Presses de l’université Gakushûin, 1988 Le dernier romantique – L’univers romanesque de Barbey d’Aurevilly, Editions Chûô- Kôron, 1992 Les Auteurs du cinéma ― de Rivette à Hawkes, Heibonsha, 1994 Devenons romanciers ! , Métalogue, 1995 ; repris sous le titre Anatomie du roman, Chikuma-Bunko, 2002 Devenons romanciers ! 2, Métalogue, 2001 ; repris sous le titre Devenons romanciers !, Chikuma-Bunko, 2006 Guide de lecture ― Cours de technique à partir des grands auteurs, Editions Asahi, 2000 ; Chûô-Bunko, 2003 Clint Eastwood ― Celui qui fit renaître le cinéma américain, Editions Asahi, 2001 ; Chikuma-Bunko, 2007 Contre-histoire de la littérature moderne, Bungei-Shunshû, 2002 ; Chûô-Bunko, 2007 Invitation à l’histoire du cinéma français, Shûeisha, 2003 Les Plaisirs secrets de Chûjô Shôhei, Editions Seiryû, 2003 Tu lis, tu meurs ! 101 mangas incontournables, Bungei-Shunshû, 2003 Chûjô-la-fine-lame, spapapapan !, Editions Seiryû, 2003 Chûjô Shôhei ne vit que deux fois, Editions Seiryû, 2004 Le Jour où mourut Mishima Yukio, (édit.), Editions Jitsugyô-no-Nippon, 2005 Le Jour où mourut Mishima Yukio, suite, Editions Jitsugyô-no-Nippon, 2005 La juste introduction au jazz, Shunfûsha, 2005 Edition définitive ! 200 films du cinéma français, Editions Seiryû, 2010 |
| ■Traductions Au bonheur des ogres de Daniel Pennac, Hakusuisha, 1995 ; Hakusuisha u-book, 2000 Le Très-bas de Christian Bobin, Heibonsha, 1995 Les Deux Magots: chronique d'un café littéraire d'Arnaud Hofmarcher, Bunkamura, 1995 Tout disparaît d’André Pieyre de Mandiargue, Hakusuisha, 1996 ; Hakusuisha u-book, 2002 La carrière musicale de Gil Evans de Roland Cuny, Komichi-shobô, 1996 La Position du tireur couché, de Jean-Patrick Manchette, Gakken, 1997 Fitzgerald à trois heures du matin de Roger Grenier, Hakusuisha, 1999 Les Diaboliques de Jules Barbey d’Aurevilly, Chikuma-Bunko, 2005 Bouquet bonheurde Stéphane Blanquet, Paroles-sya, 2005 Madame Edwarda / Histoire de l’œil de Georges Bataille, Kôbunsha, collection « Classiques du monde entier », 2006 A la recherche du temps perdu:Combray de Marcel Proust, adaptation et dessins de Stéphane Heuet, Byakuya-shobô, 2007 Le Diable au corps de Raymond Radiguet, Kôbunsha, collection « Classiques du monde entier », 2008 A la recherche du temps perdu:A l'ombre des jeunes filles en fleures, volume I de Marcel Proust, adaptation et dessins de Stéphane Heuet, Byakuya-shobô, 2008 Ô dingos, ô chateaux de Jean-Patrick Manchette, Kôbunsha, collection « Classiques du monde entier », 2009 Contes cruels de Villiers de L’Isle-Adam, Nouvelles éditions Kawade, à paraître Le Chevalier Des Touches, de Jules Barbey d’Aurevilly, Chikuma-Bunko, à paraître |
| ■En collaboration Dante Gabriel Rossetti de Langford (en collaboration avec Yamasaki Yôichirô), Misuzu- Shobô, 1990 Fellini sur Fellini de Costantini (en collaboration avec Chûjô Shiho), Kinema-Junpô-sha, 1997 Alexandrie de Rondeau (en collaboration avec Chûjô Shiho), Bunkamura, 1999 Dictionnaire historique de Paris de Fierro (en collaboration avec Chûjô Shiho), Hakusuisha, 2000 Roberto Zucco de Pascale Froment (en collaboration avec Chûjô Shiho), Editions Ôta, 2002 Les Enfants terribles de Jean Cocteau (en collaboration avec Chûjô Shiho), Kôbunsha, collection « Classiques du monde entier », 2007 |
NOMURA Masato, professeur
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| ■Domaine de recherche A l’heure actuelle, mes activités de recherche portent plus particulièrement sur les relations entre la littérature du XIXème siècle et les techniques de reproduction visuelle. Précipitée dans la Révolution industrielle du XIXème siècle, la France a connu des transformations matérielles accompagné d’un nouvel intérêt pour l’éducation et d’une augmentation du temps libre qui, pour une grande partie de la population, mais principalement pour la bourgeoisie, a entraîné le développement de toute une culture visuelle. Les illustrations, les dessins satiriques, les boutiques de panoramas, ressemblant à notre « réalité virtuelle » d’aujourd’hui, les lanternes magiques, la photographie, puis à la fin du siècle le cinéma, ont fait leur apparition dès cette époque. Parmi ces manifestations, les imprimés, livres et journaux, ont fait la part belle aux techniques visuelles, de gravure ou autre, et sont vite devenues familières à la plupart des contemporains. Pour ma part, je m’intéresse plus particulièrement aux illustrations des livres et aux recueils de gravures satiriques, que celles-ci soient politiques ou sociales : tel est l’objet de mes recherches. Les livres illustrés présentent le cas d’une coexistence entre le texte littéraire et les images, dans une tension dont je voudrais étudier précisément l’efficacité et la signification nouvelles qu’elle apporte à la littérature. Les dessins satiriques livrent des éléments qu’il convient d’interpréter en les référant à l’histoire politique et à celle des mœurs du temps. Les relations mutuelles entre texte et image tels qu’on peut les remarquer au XIXème siècle sont aussi l’une des clés permettant de comprendre la culture qui est aujourd’hui la nôtre. |
| ■Mes cours Mes cours peuvent être grossièrement divisés en deux. Pour une part, j’enseigne les bases fondamentales de la langue française aux étudiants de notre département. D’autre part je donne des cours concernant ma spécialité. Mon « cours fondamental » de langue française destiné aux étudiants de deuxième année (deux fois par semaine) a pour but de consolider les connaissances grammaticales acquises en première année et de préparer à la lecture des textes littéraires qui deviendront l’objet principal des études en troisième et en quatrième année. La lecture d’une œuvre relativement simple permet une révision des points de grammaire rencontrés au cours du texte, à partir desquels sont proposés de nouveaux exemples de grammaire et d’expression à retenir. Les expressions les plus importantes sont enregistrées sur un lecteur MP3 afin d’assurer à ce cours la plus grande efficacité pratique pour la lecture, l’écriture et l’audition. En ce qui concerne mes cours de spécialité, mon séminaire de 3ème-4ème année est consacré à un texte en français sur l’histoire de l’illustration et a pour objet les relations entre littérature et illustration depuis le XVIIIème siècle. Mon cours de travaux pratique de 4ème année porte sur la littérature et les arts du XIXème siècle dans leur rapport avec le cirque, les clowns et certains éléments de ce qu’on appelle aujourd’hui la « contre-culture ». Il ne s’y agit pas simplement de traduire en japonais un texte français, mais à partir de là d’étendre notre intérêt à toute la société et à toute la culture françaises. |
HARADA Yoshihiko, professeur
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| ■Domaine de recherche Je m’intéresse à la littérature et à la philosophie française du XVIIème siècle, de la période de formation du classicisme à l’aboutissement de celui-ci. Descartes et Pascal en particulier, Descartes le moderne et Pascal notre contemporain sont mes auteurs de prédilection. Il faut encore y ajouter, après deux guerres mondiales, la pensée française d’aujourd’hui (ce qu’on appelle le structuralisme et le post-structuralisme) dont les travaux ne cessent de m’influencer en tant qu’homme du temps présent. |
| ■Principales publications Traduction de Ethique et infini d’Emmanuel Levinas, Editions Asahi, 1985 Traduction de Le Temps et l’autre d’Emmanuel Levinas, Publications de l’université Hôsei, 1986 Traduction de L’Atome et son double de Gilles Deleuze (en collaboration), Tetsugaku- shobô, 1986 Traduction de La Philosophie allemande de Maurice Dupuis, Hakusuisha, 1987 Traduction de L’Homme Descartes d’Henri Gouhier (en collaboration), Hakusuisha, 1988 Traduction de Tombeau de l'intellectuel et autres papiers de Jean-François Lyotard (en collaboration), Publications de l’université Hôsei, 1988 Traduction des Cahiers 1de Simone Weill (en collaboration), Misuzu-shobô, 1992 Traduction de Schopenhauer d’Edouard Sens, Hakusuisha, 1994 Traduction de La philosophie russe et soviétique de René Zabata, Hakusuisha, 1997 |
| ■Mes cours Sur la base d’une bonne connaissance de la prononciation et de la grammaire du français, je demande qu’on lise les textes avec autant de rigeur que possible. Autrement dit, il s’agit d’abord de lire à haute voix, de consulter les dictionnaires, de vérifier la structure des phrases et de répéter ces procédures fondamentales avant d’entreprendre l’interprétation et le commentaire du texte. |
Thierry MARÉ, professeur
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| ■Curriculum vitæ Comme à la plupart des vivants, il m'est arrivé de naître : mais c'était à Amiens, ce qui n'arrive pas à tout le monde, et le 3 octobre 1957, ce qui n'arrive même pas à tous les Amiennois. J'ai fait l'essentiel de mes études primaires et secondaires à Lyon, où j'ai obtenu le baccalauréat en 1975. Après une année d'hypokhâgne et une année de khâgne au lycée du Parc de Lyon, je suis devenu élève de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm (promotion 1977), et le suis resté jusqu'en 1981. J'ai passé en 1978 la licence de Lettres classiques ; en 1980 la maîtrise de Lettres classiques (sous la direction de Robert Mauzy, et sur les Didascalies dans l'oeuvre dramatique de Paul Claudel ); en 1980, j'ai été reçu au concours de l'agrégation, mais de Lettres modernes. En 1981, sous la direction de Bernard Dort, j'ai produit un D.E.A., prélude officiel à une thèse sur L'influence du théâtre japonais sur la dramaturgie française du XXème siècle qui n'a jamais vu le jour. J'ai été lecteur de français à Trinity College, Dublin ; également professeur de lettres pendant un an dans un lycée de la Seine-Maritime. En 1987, je suis venu au Japon à l'invitation de l'Institut de langue et de littérature françaises de l'université Gakushûin, où je suis maintenant professeur et vieillissant, ou vieilli. Nous dirons que c'est un résumé suffisant de ma vie. |
| ■Principales publications Articles « Ils étaient assis dans leur patio », Théâtre/Public, 21, Paris, 1979. « Répétitions théâtrales », Mélanges offerts à Shirai Kenzaburô, Editions Asahi, Tôkyô,1986. « Or, mais où donc est Icare », Bulletin annuel des travaux de l'université Gakushûin, 33, Tôkyô, 1987. « Comment faire passer le temps en lisant des bandes dessinées », Poétique, n°76, Seuil, Paris, 1988. « Un théâtre de mots », (Kotoba no geki) traduit par Gohira Takashi, Bungaku, 57, Iwanami Shoten, Tôkyô, 1989. « Bons et Méchants », Equinoxe, n°4, Rinsen Books, Kyôto, 1989. « Jeux de mots, jeu du siècle » (Kotoba asobi, dôjidai gêmu), traduit par Harada Yoshihiko, Eurêka, 7, Tôkyô 1995. « Ce qui n'est plus est plus que ce qu'il n'est plus », Bulletin annuel des travaux de l'univer- sité Gakushûin, 42, Tôkyô, 1995. « Valeur et système dans la conception de la traduction selon Henri Meschonnic », (Mesho- nikku ni okeru kachi to taisei), traduit par Horiuchi Yukari, Gendai Shi Techô, 7,Tôkyô, juillet 1996. « David et François, A propos de la dédicace des Trente Psaumes traduits par Clément Ma- rot », Bulletin annuel des travaux de l'université Gakushûin, 45, Tôkyô, 1998. « Le jardin aux sentiers parallèles : Marot traducteur de Pétrarque », Yûjô no hohoemi (E- change de sourires), Mélanges offerts à Yamazaki Yôichirô, Misuzu Shobô, Tôkyô, 2000. « Poétique au pied de la lettre », Ebisu, numéro spécial 25, Maison franco-japonaise de Tô- kyô, 2000. Entretiens "Terukeru / bungaku / shashin'', entretien avec Denis Roche, traduit par Mizuno Masashi, Eurêka, 12, Tôkyô, 1995. ''Sonzai shinai to iwanakereba naranai mono ga aru'', entretien avec Jacques Roubaud, tra- duit par Horiuchi Yukari, Eurêka, 7, Tôkyô, 1996. ''Buresson kara bungaku he'', entretien avec Florence Delay, traduit par Horiuchi Yukari, Eurêka, 8, Tôkyô, 1997. "Sekai no buttai ha kotoba de aru", entretien avec Pierre Alferi et Agnès Disson, traduit par Ôno Manako, Eurêka, 1, Tôkyô, 2002. Fictions L'Heure Sainte, roman, Gallimard, Paris, 1991. « Les sales pattes de l'amour », nouvelle, N.R.F, Gallimard, Paris, février 1991. La Rencontre aux Enfers, roman, Gallimard, Paris, 1992. L'Amour, de loin, roman, Gallimard, Paris 1994. « Un bienfait du Seigneur Bouddha », nouvelle, Quai Voltaire Revue Littéraire, 12, Quai Voltaire, Paris, automne 1994. « Notes sur l'endotisme », Bulletin des Amis de l'Ecole Normale Supérieure, septembre 2001. Traductions La Dame de Musashino, de Ooka Shôhei, Editions Philippe Picquier, Paris, 1991. « Panorama de la Littérature Japonaise en 1995, Littérature d'évasion », de Kiyohara Yasu- masa, Littérature japonaise d'aujourd'hui, 21, Japan Pen Club, Tôkyô, 1996. « Koe no shôfu de Inaba Mayumi », de Kawamura Minato, Littérature japonaise d'aujour- d'hui, 21, Japan Pen Club, Tôkyô, 1996. « Après la saison des amours », de Yoshihara Sachiko, Littérature japonaise d'aujourd'hui, 21, Japan Pen Club, Tôkyô, 1996. « Panorama de la Littérature Japonaise en 1996 (1ère partie) », de Kanno Akimasa, Littéra- ture japonaise d'aujourd'hui, 22, Japan Pen Club, Tôkyô, 1997. « Neige d'un jour », de Sae Shûichi, Littérature japonaise d'aujourd'hui, 22, Japan Pen Club, Tôkyô, 1997. « Les chants de l'Océane », de Itô Kazuhiko, Littérature japonaise d'aujourd'hui, 22, Japan Pen Club, Tôkyô, 1997. « 4U » de Yamada Eimi, Littérature japonaise d'aujourd'hui, 23, Japan Pen Club, Tôkyô, 1998. Matériel pédagogique Manuel et le français,manuel de français, en collaboration avec Mizuno Ayako, Tôkyô, Hakusuisha, 1989. "Uô saô no furansugo'', en collaboration avec Umehira Masashi et Umehira Setsuko, Revue Furansu, avril 1993 - mars 1994, Tôkyô, Hakusuisha. Ouvrages en collaboration Petit trésor des locutions figurées françaises , en collaboration avec Shinozawa Hideo, Sôgôhôrei Shuppan, Tôkyô, 2001. |
YOSHIDA Kanako, professeur
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| ■Domaine de recherche Ma spécialité est la littérature française contemporaine, principalement la poésie. J’écris « principalement » parce qu’à part la poésie j’ai aussi travaillé sur les romans de Marguerite Duras, par exemple… Les écrivains qui ont commencé leur activité après la seconde guerre mondiale ont éprouvé dès leur jeunesse, au cours du conflit, les profondeurs de l’être humain, et leur poésie nous ouvre un monde immense où vivre en changeant le désespoir en espoir, la souffrance en amour. Parmi ces poètes, des figures dominantes comme celle de Du Bouchet ou de Dupin m’attirent plus particulièrement et font l’objet de mes recherches. Leur œuvre éminente a été nourrie de toute la poésie de langue française qui les a précédés, notamment de poètes du XIXème siècle tels que Rimbaud, et je m’y intéresse donc également, de même qu’aux développements de la poésie contemporaine dans les générations qui suivent celle de Du Bouchet. Parmi mes publications, je citerai Le Topos de la poésie, De l’autre côté du langage, Du Bonheur, ainsi que quelques traductions : Choix de poésies d’André Du Bouchet, Agathe de Marguerite Duras, Sarah Bernhardt de Françoise Sagan, Le Système de la poésie française (en collaboration). Parmi mes recueils de poèmes : Ténèbre édition définitive (prix Takami Jun), Choix de poésies de Yoshida Kanako. |
| ■Mes cours A part Du Bouchet, Dupin, Rimbaud, déjà cités, il m’arrive selon les années de donner des cours sur Vigny, Reverdy, Supervielle, Char. Lisant les principales productions poétiques du XIXème et du XXème siècle, j’en profite également pour me livrer à des aperçus sur l’histoire de la poésie française ou sur les relations que ces poètes ont pu avoir, par l’intermédiaire des traductions, avec les auteurs modernes ou contemporains du Japon, ainsi que sur la traduction elle-même. |
ÔNO Manako, maître de conférences
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| ■Domaine de recherche L’écrivain sur lequel je travaille actuellement, Samuel Beckett, fit scandale lors de la première représentation de sa pièce En attendant Godot, car en scène, disait-on, « il n’arrivait rien ». De fait, on pourrait dire que, dans les romans du même auteur, il ne s’en arrive pas davantage. C’est que, dans un cas comme dans l’autre, ce « rien » renvoie à l’horizon d’attente traditionnel du théâtre et du roman occidentaux : et qui en effet n’arrive pas. Qu’est-ce alors qu’on n’attendait pas et qui véritablement arrive et provoque l’émotion ? C’est là ce qui m’intéresse. Concrètement, mes recherches se concentrent sur le caractère romanesque des œuvres théâtrales, sur la théâtralité des œuvres romanesques. Avant de m’intéresser à Beckett, j’avais travaillé sur Victor Hugo, surtout connu au Japon comme auteur des Misérables. Le passage d’Hugo à Beckett peut paraître un peu extraordinaire : pourtant les deux écrivains ne manquent pas de points communs, ne serait-ce que d’avoir, en matière dramatique, voulu sortir du cadre théâtral de leur époque. En outre, s’ils diffèrent du tout au tout par le caractère comme par le volume de leur œuvre, tous deux ont pratiqué les genres du poème, du roman et du théâtre. Vu sous cet angle, il me semble qu’il serait possible de définir ainsi les œuvres d’art qui m’attirent : celles dont la dynamique les entraîne à bousculer les idées reçues. |
| ■Principales publications ・Victor Hugo et la Bible, ouvrage collectif, en collaboration avec mon maître Henri Meschonnic, et dans lequel j’ai publié un résumé de mon mémoire de D.E.A. (soutenu à l’université Paris 8 en 1997) sous le tire « Les Misérables, un nouveau Nouveau Testament », Maisonneuse et Larose 2001. ・ « Voir ou ne pas voir », in Fortunes de Victor Hugo, Maisonneuve et Larose, 2004 (ce livre reproduit les interventions effectuées lors d’un colloque portant ce titre en novembre 2002, à l’occasion du bicentenaire de la naissance d’Hugo. C’était mon premier colloque et je me souviens à quel point j’étais tendue. ・La Voix, le corps et le silence dans l’œuvre de Beckett, mémoire en vue de l’obtention du doctorat, soutenu à l’université Paris 8 le 16 octobre 2004. Après la soutenance, nous avons bu du champagne (dont la marque ne faisait pourtant aucune allusion au prénom de mon directeur de thèse : Henriot) et mangé des macarons : le plaisir après l’effort, vraiment. ・ « Le roman du théâtre : La dernière bande et le "reste" didascalique », in Samuel Beckett Today / Aujourd’hui, Rodopi, Amsterdam-New York, 2006. Il s’agit d’une intervention effectuée au colloque de Cerisy « Présence de Samuel Beckett » en octobre 2005 (http://www.cerisy.ccic-asso.fr/beckett05.html). Samuel Beckett Today / Aujourd’hui est une prestigieuse revue franco-anglaise, et ce numéro reproduit également des photographies du château de Cerisy et de ses environs, ce qui en fait une véritable édition de luxe ! |
| ■Activités récentes En 2006, à l’occasion du centenaire de la naissance de Beckett, sous les auspices du « COE –Université Waseda XXIème siècle », s’est tenu un colloque international intitulé « Borderless Beckett / Beckett sans frontières » (http://beckettjapan.org/borderless-j.htm), les 29 et 30 septembre et le 1er octobre. Je faisais partie du comité d’organisation. C’était un colloque de vaste dimension, dont la préparation a demandé plus d’un an de travail : y participer fut pour moi une expérience importante. Outre mon intervention personnelle, j’ai dû aussi jouer le rôle de modératrice et, en cela comme dans mon intervention, j’ai pu mesurer à quel point je manquais encore vite d’énergie ! |
SUZUKI Masao, maître de conférence
| ■Curriculum vitæ |
| ■Domaine de recherche |







